Parfois, il faut aller loin pour se rencontrer soi-même..

Ca m’arrive chaque année en allant à Watou, village tout au Nord de la Belgique, à la frontière avec la France. Chaque année y a lieu un festival d’art contemporain et de poésie. Parsemés dans tout le village (l’église, un hôtel de maître, la brasserie, la ferme,..) se trouvent des oeuvres d’art et des poèmes. Chaque année sur un autre thème. Cet été, les oeuvres ont comme axe commun le désir. Le désir qui fait vivre et battre notre coeur. J’y rencontre une femme dans un lit énorme avec les lettres en néon ‘Welcome home’. Image triste, vide, qui donne presque envie d’aller se coucher tout près d’elle. Il y a un film de Hans op de Beeck, lent, ensorcelant, avec une musique qui m’amène loin d’ici. Le désir de disparaître, de devenir un avec le paysage. Il y a une nageuse, comme une sirène, qui fait presque bouger la peinture dans laquelle elle est fixée. On y trouve un tapis de terre d’Edith Dekyndt, comme un tableau qui évolue avec le temps. Un homme avec un châpeau de fête dans une chambre isolée, seul. Criant en silence pour un peu de compagnie. On y trouve encore tellement plus. Et c’est là que je me rencontre, dans toutes ces images qui tremblent d’une envie de vivre. Et dans ces poèmes qui soulignent cette envie, avec des mots écrits à l’encre profond du coeur. En se baladant ainsi à Watou, on se perd pour se retrouver, dans toute notre humanité, dans notre désir sans fin.

Joke Lootens

Une édition du festival de poésie et d’art dans le village de Watou, à découvrir jusqu’au 3 septembre.

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